
INTERROGEZ LE PASSÉ PAR RAPPORT A L’ACTUALITÉ.
Les préoccupations actuelles, sur la question globale du racisme nous imposent une véritable interrogation sur notre passé. C’est l’intérêt de l’histoire. Faire l’histoire pour faire l’histoire est sans intérêt, malheureusement c’est une pratique dominante dans les pays sous domination. Notre condition exige la connaissance de notre passé, dans le présent, en vue du futur. Nier l’existence de groupes humains en tant qu’êtres, possédant une culture suffisamment forte, s’assumant avec leur histoire, apportant leur contribution à la civilisation universelle, c’est prédisposer ces groupes à subir la barbarie des autres.
Quand un professeur des écoles se suicide en Guyane, les autorités françaises prennent des dispositions particulières pour gérer tous les aspects de ce drame, cellule psychologique, journée de réflexion dans toutes les écoles primaires etc... Quand un collégien se suicide, il faut que la presse libre en parle pour que tardivement la presse publique en fasse écho, pas de cellule psychologique, tout continue à fonctionner comme s’il ne s’était rien passé. Dans un cas, il s’agit du suicide d’une européenne et dans le deuxième cas, il s’agit d’un amérindien.
D’autres suicides sont enregistrés touchant majoritairement les Guyanais d’origine amérindienne et les accusations partent dans tous les sens, journalistes et politiques deviennent tour à tour sociologues. Une altercation entre collégiens est détournée sur une question de bushnengés et amérindiens et les médias renchérissent l’événement au profit des politiciens.
Quelle place occupe les amérindiens dans un cadre euro-centriste ? ils n’existent pas, le système enseigne son inexistence...
Lisez vous-mêmes...
Livre histoire-Géographie de 4ème, Éditions BELIN 1998, page 232

IIs y étaient avant Christophe Colomb, d’Ivan Van Sertima démontre le contraire.
L’histoire ancienne et celle de l’époque précoloniale avant la partition de l’Afrique et des Amériques par les puissances Européennes est riche d’enseignement mais non enseigné. Elle nous rappelle que les Africains et Indiens précolombiens ont créé une civilisation précolombienne. Des faisceaux de preuves plaident en faveur de cette thèse : traditions orales, archéologie et histoires, ethnologie ; croyances, rituels, linguistique, botanique, craniologie etc... sans oublier surtout l’étude océanographique basée sur les courants équatoriaux...
Les pyramides sont déjà construites en Amérique, des pyramides que l’on ne retrouve qu’en Afrique et non en Europe au début de l’ère chrétienne.
Cette même Afrique, berceau de l’humanité et des savoirs, victime elle aussi d’une lecture hégélienne (pour ne pas dire raciste) de l’histoire de l’humanité a désormais, grâce à des savants africains, une historiographie tolérante qui apporte une lumière sur notre passé.
L’historiographie occidentale européenne en direction des Arabes, océaniens, chinois, Hindous, Africains et Américains natifs a toujours été fondée sur l’intolérance et le mépris.
Les derniers résultats de la recherche scientifique ne sont pas vulgarisés pour des raisons idéologiques. Pour l’Afrique, le peuplement de la vallée du Nil dans le sens de la région des grands lacs berceau de l’Homo sapiens, vers la Nubie lieu de la civilisation ayant donné naissance à celle de l’Egypte, est bien négroïde. Plus de 30 ans après le colloque international Égyptologique, de nouvelles preuves attestent ces faits : Les pharaons noirs de la nubie.
Le 16 AVRIL 2005 à partir de 9h à la Maison de Quartier à la Cité MIRZA
EXPOSITION/FILM/DÉBATS
dimanche 10 avril 2005.