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Fabien CANAVY, Conseiller général MDES, intente un recours en annulation du décret de création d’un Parc national en Guyane.

Recours en annulation
Cette intervention intervient après le refus du Congrès de Guyane, la délibération du Conseil Général prise dans le cadre de l’enquête publique.
Enquête publique dont les avis n’ont pas été pris en compte par un gouvernement animé uniquement par un démarche politicienne qui occulte les vrai enjeux de ce parc et bafoue les intérêts des populations.
Beaucoup se sont prononcés négativement sur la création du parc, personne n’en a tiré les conséquences, il fallait réagir.
LE PIEGE DU PLAN D’ACCOMPAGNEMENT
Depuis quelques jours, circule un document intitulé : « Protocole d’accord sur un plan d’accompagnement du parc amazonien », destiné à être signé par les maires des communes du territoire du parc, le Président du Conseil Général, le Président du Conseil Régional et la Ministre de l’Environnement.
Cela devrait se faire dans le cadre de cette visite ministérielle où le conseil d’administration du parc doit se réunir alors que certains élus n’ont même pas été désignés par leurs assemblées respectives.
Pourquoi ce document est un piège ?
- Il n’a pas été élaboré en concertation avec les collectivités ;
- Les choix techniques sont contestables, ainsi on envisage la construction d’une piste forestière entre Bélizon et Saül sans mentionner la section Saül - Maripasoula. Quand on connaît le relief et les dégâts que peut faire la pluie, à quels véhicules cette piste est destinée ?
- Le montant des financements est sous évalué et il n’y a pas d’échéancier pour les travaux ;
- Les transferts sont faits vers les collectivités sans contrepartie pour assurer le fonctionnement et la maintenance. Le conseil général a refusé le transfert de la route de petit saut mais il est mentionné ;
- Il n’y a pas de cohérence avec les travaux en cours sur le Schéma d’Aménagement Régional ;
- C’est un facteur de division entre collectivités car les petites communes sans moyens sont alléchées mais ne voient pas le danger à long terme quand elles auront à nourrir le « chouval gro vant ; »
Pour toutes ces raisons, le MDES considère que ce serait une faute politique majeure de signer le document et met en garde les élus qui engagent l’avenir du Pays.
Cayenne, le 9 Mars 2007.
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