|
Déclaration commune des organisations indépendantistes aux journées de Corti.
Nous organisations issues des peuples Corse, Breton, Polynésien, Martiniquais, Guyanais, tant en vertu du droit national français qu’en référence à la résolution 1514 des nations unies et de la charte des droits civils et politiques des nations Unies de 1966, déclarons solennellement le caractère imprescriptible et inaliénable des droits suivants :
- droit de mettre en œuvre, dans le cadre d’un statut officiel, le développement de nos langues et cultures.
- droit de promouvoir et de maîtriser son développement économique et social.
- droit à la reconnaissance comme peuple et nation.
- droit à l’autodétermination.
- droit à mettre en œuvre un processus de décolonisation.
En Guyane, cette déclaration à lieu dans un contexte de crise économique et social important disqualifiant une fois de plus tous les plans « colbertistes », exogènes et tous les dispositifs financiers, législatifs et réglementaires une énième fois pensés par l’état français.
Notre pays est grand de plus de 90 000 km2 et notre peuple historiquement constitué de trois communautés de base que sont les amérindiens, les bushnégés et des créoles dépasse officieusement les 250 000 hab avec les apports migratoires. Cette diversité est mise à profit par l’état français et ses supplétifs locaux pour déstabiliser régulièrement le processus de consolidation de notre peuple et de notre nation. Il s’opère ici un véritable génocide physique (peuplement et exil), culturel (aliénation et déscolarisation), social (assistanat) et économique (expropriation et marginalisation). Il s’opère ici une désagrégation de notre territoire par une mise sous cloche environnementale (réserves et parcs naturels 75% des zones les plus riches) et un pillage des ressources par des multinationales.
En dehors de notre combat quotidien pour notre émancipation politique, notre engagement dans cette initiative s’impose vu l’urgence notre situation nationale.
Traduction de la déclaration en créole guyanais, l’une des nombreuses langues de notre pays (néanmoins la plus parlée).
- Nou drwè di dévlopé nou lang ké nou kiltir-ya annan roun kad estati ofisyèl ;
- Nou drwè di mété divan nou pa dévlopman annan sektèr lékonomi ké sosyal, atò ké divini mèt di li osi ;
- Nou drwè ki yé rikonnèt ki nou sa pèp ké nasyon ;
- Nou drwè di lotodéterminasyon ;
- nou drwè di gen nou prop chimen pou dékolonizasyon nou péyi.
|