| 1700 | Un groupe de marrons se constitue aux alentours de Cayenne. | Delanon, 1982 : 13 |
| | Cinquante esclaves de la plantation de Gennes, région de Roura, s’enfuient, en pillant, tuant et brûlant tout sur leur passage, Seuls vingt d’entre eux seront rattrapés et exécutés. | Mam-Lam-Fouck, 1986 : 193 |
| 1707 | Une bande de marrons est signalée dans la région de la haute Comté et y a vécu jusqu’en 1731. | Epailly, 2005 : 194 - Mam-Lam-Fouck, 1986 : 194 |
| | Un marron captif indique que leur chef s’appelle Gabriel, qu’il est indien et exerce une autorité incontestée sur tous et se fait appeler Monsieur le Gouverneur. Leur camp est à l’est de Cayenne, en amont d’une crique de la rivière Oyac, région de Roura, . | Delanon, 1982 : 13 |
| 1714 | la présence d’une bande marrons est signalée depuis six ans dans la région de la rivière Oyac, Le chef dénommé Gabriel était un amérindien, la bande comprenait des indiens, des noirs : hommes, femmes et enfants. | Cardoso, 1999 : 406 |
| 1730 | Reprise des raids des marrons sous l’autorité de leur chef Gabriel. | Delanon, 1982 : 13 |
| 1742 | Augustin déserte la plantation sur laquelle il est esclave, il sera le premier chef de la bande de marrons installée sur la Montagne Plomb. | Delanon, 1982 : 15 |
| | Soixante-douze esclaves s’installent librement sur la Montagne Plomb. | Mam-Lam-Fouck, 1986 : 194 |
| 1748 | Ce groupe se scinde en deux, le premier sous l’autorité d’Augustin et l’autre dirigé par André.
| Delanon, 1982 : 16 |
| 1749 | Copena, esclave de Monsieur Lamathérée, s’évade, il est repris en 1749. Il s’échappe à nouveau en 1752, il est condamné à avoir les bras, jambes, cuisses et reins rompus sur un échafaud qui sera dressé sur la place du port, puis mis sur une roue, face au soleil : son cadavre sera ensuite exposé. | Delanon, 1982 : 26-27 |
| 1752 | André, marron, a reconstitué une communauté fort nombreuse qui effectue des raids contre les plantations. | Delanon, 1982 : 25 |
| | La troupe est levée contre la bande de Jean dit Copena. | Marchand-Thébault, 1986 : 38 |
| 1763 | Des esclaves, une centaine environ, de la Montagne des Pères (Saint Xavier), région de Kourou, après avoir fui leur plantation, gagnent les côtes du Venezuela. | Epailly, 2005 : 27 |
| 1789 | Pas moins de cent Nègres marrons sont recensés dans les quartiers de Macouria et en amont des rivières Tonnégrande et des Cascades. | Mam-Lam-Fouck, 1986 : 194 |
| 1790 | Révolte sur l’Aprouague menée par Bazique, empreint des idéaux de la Révolution française. | Epailly, 2005 : 13 |
| | Des esclaves se révoltèrent et tuèrent quelques colons. | Cardoso, 1999 : 408 |
| 1794 | De nombreux esclaves s’emparent d’armes, détruisent des plantations, tuent des colons et leurs familles. | Epailly, 2005 : 13 |
| 1802 | Deux à trois mille esclaves s’enfoncèrent dans les terres en deux bandes sous la direction de Simon (haute Comté) et de Jérôme et Adome en amont de Tonnégrande. Ils ont pu reconstituer outre des structures tribales mais aussi culte africain, ils vivaient de l’agriculture, de la chasse et de la pêche. | Cardoso, 1999 : 408 |
| | Quatre bandes comprenant plus de deux cents personnes entre 1802 et 1803 forment plusieurs campements :
Trou Joli sous le commandement du nègre Simon Frossard
Couleuvre sous celui de Charlemagne, Berthier et Leveillé-Terrasson
Sainte-Elisabeth sous celui de Georges
Paulin, sous le commandement du nègre Paulin | Mam-Lam-Fouck, 1986 : 194 |
| | Pompée, quant à lui marronne et s’installe définitivement, quelques années plus tard sur la rive gauche de la Comté au-dessus de saut Brodel avec sept personnes et cela pendant plus de vingt ans. | Epailly, 2005 : 52 - Mam-Lam-Fouck, 1986 : 195 |
| 1803 | Le général Freytag fait allusion à un établissement considérable de nègres marrons installé en Forêt. | Mam-Lam-Fouck, 1986 : 194 |
| 1807 | Une trentaine d’hommes armés envahit une plantation dans la région du quartier de Tonnégrande. Deux officiers militaires de Victor Hugues y furent tués. | Epailly, 2005 : 20 |
| 1814 | Le commandant de Macouria informe le Procureur du Roi, du nombre important de nègres libres mais inconnus. | Epailly, 2005 : 21-23 |
| 1819 | Les "noirs" de l’atelier de la plantation "Guatémala" à Macouria refusent de travailler de façon collective. | Epailly, 2005 :37 |
| | Cupidon, chef de bande quoique signalé comme mort fait parler de lui à nouveau dans le quartier de Tonnégrande, aux Cascades. | Epailly, 2005 : 21 |
| 1822 | Un couple d’esclaves est aperçu, voguant dans un canot aux larges des Îles du Salut. | Epailly, 2005 : 27 |
| | Le gouverneur Laussat a recensé toutes les bandes de marrons sans estimation chiffrée. | Mam-Lam-Fouck, 1986 : 194 |
| 1823 | Arrivé d’un canot sur les côtes d’Organabo avec à son bord quinze marrons ayant fuit la colonie hollandaise. | Epailly, 2005 : 29 |
| | Tous les esclaves du petit atelier de "Mondésir" à Kaw s’enfuient. | Epailly, 2005 : 58 |
| 1824 | Deux nègres empoisonneurs son condamnés. | Epailly, 2005 : 36 |
| 1826 | Des empoisonnements faits contre leurs maîtres par des esclaves sont signalés. | Epailly, 2005 : 37 |
| | Pas moins de 25 esclaves s’évadent de l’atelier de la plantation "Joséphine", en volant un grand canot. | Epailly, 2005 : 27 |
| 1828 | Deux plantations sont incendiées : la première, la plantation "Malgré Tout" et la seconde "Guatémala" à Macouria. | Epailly, 2005 : 24 |
| | Deux esclaves de nation Calbary, tuent leur maître, mettent le feu à la plantation. | Epailly, 2005 : 66 |
| 1830 | Treize esclaves dont des enfants quittent une plantation à Counamama, région comprise entre Sinnamary et Iracoubo, sur une embarcation munie d’une voile et de pagaies. | Epailly, 2005 : 28 |
| | Au port de Cayenne, le canot est dérobé par un marin et deux complices. | Epailly, 2005 : 28 |
| | Une quinzaine de noirs de deux sexes prennent la fuite en direction du saut Hermina, sur le Maroni. | Epailly, 2005 : 28-29 |
| | Lors de la construction du canal Torcy, région de Kaw, pas moins de cent esclaves prennent la fuite. | Epailly, 2005 : 51 |
| | Des empoisonnements faits contre leurs maîtres par des esclaves sont signalés | Epailly, 2005 : 37 |
| 1831 | Madeleine, chirurgienne et ménagère, ainsi que ses deux enfants,esclaves sur la plantation "La Caroline", au quartier de Roura sont traduits devant les tribunaux pour empoisonnement, Ils sont déportés. | Epailly, 2005 : 37 - Mam-Lam-Fouck, 1986 : 188-189 |
| | Dix esclaves masculins prennent la fuite | Epailly, 2005 : 51 |
| 1833 | Trois hommes esclaves marrons, après avoir tué le patron d’une goélette, s’en emparent et prennent la direction de la haute mer. | Epailly, 2005 : 28 |
| | Le Conseil Privé traite du cas de l’esclave Jean-Pierre, sur la plantation "Quartier Général" du canal Torcy, soupçonné d’avoir tué un jeune blanc mais surtout d’organiser des rencontres dans sa case avec les autres nègres. | Epailly, 2005 : 41 |
| | Des esclaves quittent la plantation "La Jamaïque", région de l’Aprouague, pour créer des villages dans la région. | Epailly, 2005 : 31 |
| 1834 | Quatre esclaves, tous mineurs, sont jugés par la Cour Royale de Cayenne pour marronnage. | Epailly, 2005 : 34 |
| | Soixante et un nègres et négresses de la plantation "Le Petit Cayenne" quittent leurs ateliers pour se rendre à Cayenne afin de se plaindre auprès du Procureur. | Mam-Lam-Fouck, 1986 : 192 |
| 1839 | Antoine, chef de bande fait parler de lui à nouveau, en tuant un commandeur. | Epailly, 2005 : 24 |
| 1842 | La goélette des Ponts et Chaussées de Cayenne est dérobée par des esclaves. | Epailly, 2005 : 29 |
| 1843 | Seize esclaves se rendent à Cayenne pour se plaindre de leur maître, auprès des autorités. | Epailly, 2005 : 37 |
| 1844 | Dix sept esclaves de la plantation "La Constance" du quartier Aprouague s’en vont. | Epailly, 2005 : 39 |
| 1849 | Cinq noirs évadés de Macapa cherchent refuge à Cayenne. | Epailly, 2005 : 29 |