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La vannerie en Guyane

La vannerie est une activité manuelle locale réalisée à partir de matières premières locales : La paille d’awara (très utilisée par les amérindiens), le petit awara, le roseau, le maripa, le bambou, l’Arouman, et la Liane franche. Les plus anciennes pièces actuellement identifiées datent d’environ 5.000 ans.

La vannerie a toujours joué un rôle prépondérant dans la vie quotidienne des citoyens guyanais d’hier et d’aujourd’hui. En effet, les objets confectionnés servait tant pour la maison (ex : paniers, kroukrou...) que pour les préparations culinaires (ex : couleuvre, manaré...) mais aussi comme outils d’apparat (ex : katouri). L’une de ces matières végétales, ressources naturelles de notre région est appelée Liane franche par les créoles, tandis que les noirs Bonis l’appellent « Kaminan ». On la trouve partout où la forêt amazonienne s’étend (plateau des Guyanes). Ici en Guyane, le développement urbain et l’agriculture ont contribué à la raréfaction de la liane franche. On peut tout de même en trouver dans les lieux peu fréquentés par l’homme (bords de rivières, sous-bois profonds et humides, etc...).

L’aspect de la Liane franche

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Liane franche

Pour la repérer, il vous faut surveiller constamment la cime des grands arbres, car c’est là que pousse la plante qui produit la liane ou alors vous devez parcourir des yeux le tronc des grands arbres de bas en haut. En effet, comme elle prend sa source au sommet des arbres et à la fois dans le sol, au pied de ces mêmes arbres, elle a une couleur tantôt grise tachetée, ou verte tachetée, tantôt marron clair. Son diamètre n’excède pas plus d’un centimètre avec l’écorce qui l’entoure. Elle peut être droite, parallèle au tronc de l’arbre où elle prend racine, ou bien, elle peut s’enrouler autour de ce tronc et descendre jusqu’au sol en torsadé.

Sa longueur varie souvent, car bien que rectiligne, les longueurs dont se servent les vanniers sont délimitées par des aspérités naturelles que nous appelons des « nœuds ». Les intervalles entre chaque nœud peuvent parfois atteindre 19 à 30 mètres. Les vanniers peuvent avoir à travailler des lianes extrêmement longues, mais aussi parfois extrêmement courtes, environ 10 cm.

Ses qualités
La liane franche est très résistante, elle servait autrefois de corde aux piroguiers, pour amarrer solidement leurs embarcations. Elle permet également un travail de préparation simple, rapide et facile.

Pour travailler la liane franche, il faut la mettre à tremper dans l’eau durant quelque jours puis l’éplucher et la séparée en plusieurs morceaux pour être tressée. La liane franche est utilisée pour la confection du balai, du katouri.

L’Arouman

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L’Arouman et ses feuilles

Pour identifier l’arouman, il suffit d’observer son tronc et ses feuilles. En effet l’arouman est comme une canne fine, un roseau souple, coiffé de trois feuilles allongées au bout. Elle se trouve en bordure de route ou en sous-bois humides.

Pour connaître l’utilisation de l’arouman à la cueillette, il suffit de le plier ; s’il est difficile à plier il servira à la confection de kroukrou.... S’il est plus mou, on l’utilisera pour réaliser un walwari, un manaré, etc.....s’il est mûr, on confectionnera des paniers. Les feuilles d’arouman sont utilisées pour le remplissage des katouri.

Contrairement à la liane franche qui s’utilise essentiellement comme cordage ou pour la confection de balai, l’arouman une fois cueilli, séché et tillé, permettra en fonction de sa maturité de réaliser des objets tels que couleuvre, manaré, walwari, pagra, goli etc..
Le choix des objets à réaliser se détermine par rapport à la maturité mais également à sa résistance ou à sa fragilité car quand il est trop sec, le travail est plus difficile car il se casse.


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Goli fermé
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Goli ouvert (utilisé pour la pêche)
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Golis
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Grand katouri
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Grand pagara ou pagra ouvert
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Katouri ou Panakou
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Manaré kasav
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Goli ouvert


Petit glossaire

-  Cœur : Un cœur c’est un ensemble qui constituera l’armature de base d’un objet à confectionner.
-  Corde : Une corde, c’est une longue liane (un mètre minimum) amincie finement au départ qui servira pour le tressage de l’objet à confectionner.
-  Pied : Un pied c’est une liane fendue (épaisse) d’une longueur variable selon l’objet à confectionner.
60 cm pour une petite corbeille à fruits
90 cm pour un grand panier à provisions
200 cm pour une grande corbeille à linge
-  Un faux-pied : Un faux pied, c’est comme un pied, mais la différence c’est qu’il servira de renfort pour l’objet à confectionner, et que la longueur varie en rapport avec les pieds.
Pour un pied de 60 cm il faudra un faux-pied de 50 cm de long.
Pour un pied de 90 cm, il faudra un faux-pied de 80 cm.
Pour un pied de 200 cm, il faudra un faux-pied de 100 cm