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Violences policières aggravées de racisme envers les frères LAMIC

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Un comité de soutien aux frères LAMIC de Trinité tabassés dans la nuit du 23 au 24 août à Fort-de-France, par des policiers nocturnes français.
-Une histoire qui a déjà fait grand bruit sur les médias depuis les faits-

Nous avons reçu hier soir, au comité de soutien à la Maison des Syndicats à Fort-de-France, LAMIC Nicolas ; son frère Henri est en ce moment en France.

Nicolas est un Martiniquais de 48 ans et son frère Henri de 46 ans, tous deux nés au Trois-Ilets. Nicolas est docteur en psychologie sociale, enseignant en Science de l’Education et détient un cabinet au Lamentin pour les ressources humaines. Henri, lui est un ancien gendarme.

Nicolas est un type de taille et de poids moyens : 1,80 m pour 74 kg. Il est humble et plutôt émotif, mais ne parait pas agressif au prime abord. Il est encore affecté par ce qui lui est arrivé, et à son frère, dans la nuit du 23 au 24 août 2008 à Fort-de-France.

Il nous donne sa version de l’évènement malheureux survenu sur les deux frères, eux Nicolas et Henri, qui s’étaient tardivement présentés à l’entrés un bar « Le Club » au Canal Levassor afin de boire un coup pour atténuer leur tristesse suite au décès de leur père survenu le samedi 23 août. Il a accédé à un escalier et n’a pas trouvé l’accueil qu’il fallait. Une femme, la serveuse pense-t-il, lui a dit que c’est fermé et ensuite une voix d’homme « Casse-toi de là conard ». Il a répondu : « Conard toi-même ».

- Nicolas parle :

L’homme en tenue sombre apparaît alors et me saute dessus. Je perds mes lunettes de myopie en tombant et, surpris, je m’énerve et me débats pour me relever. L’homme dépose son pied botté sur ma tête, me bloque au sol et me tabasse en me disant que ne sais pas se battre, que je me bats comme une fillette.

Mon frère intervient, le retient en lui disant qu’il est lui-même un ancien gendarme et qu’eux ils n’ont pas l’intention d’agresser, de se calmer et de me laisser tranquille. Henri reçoit un premier coup de tête et un second. Il tombe et s’évanouit, il reçoit ensuite beaucoup de coups de bottes et moi aussi. L’homme me tord un bras par derrière, me réclame l’autre bloqué, que je ne peux pas sortir sous son corps et cherche à me passer les menottes. En ce moment, je pense avoir affaire à un policier du fait des menottes qu’il tire, à un policier français. D’autres policiers français sont apparus, dont une seule femme antillaise. La policière noire demande au policier furieux d’arrêter, mais en vain. Avec le coup de main des autres, on finit par nous passer les menottes et nous emmène. Mon frère reçoit encore deux gifles et des insultes. On lui dit qu’il n’a pas la tête d’un gendarme. La policière demande à Vincent CLOUET d’arrêter : « Nous sommes cinq dans la voiture et on ne pourra pas te couvrir ».

Nous sommes attachés, on prend tout sur nous, comme pour nous diminuer et on nous conduits en garde à vue. De là on nous demande de souffler dans le ballon. Je demande un avocat, mais en vain. Mon frère souffle et on me demande de coopérer, ce que je refuse de faire. Ils ont décidé de m’interroger et me conduisent à Colson pour un examen psychiatrique, moi docteur en psychologie. Je devrais partir en France le lendemain. Des policiers noirs ont dit qu’ils n’auraient pas du tout agi de la sorte.

C’est enfin ce même policier violent qui vient nous chercher pour nous conduire à l’audition. Il a dit que je l’ai insulté de tous les mots et me demande de signer la déclaration qu’il me présente. Il ajoute que mon frère et moi : « Vous êtes de grands enfants ». Le commandant de police français en Martinique déclare qu’il aurait fait pire. Ce qui compte en tout cas, c’est leur propre version. Nous ressortons avec une convocation et beaucoup d’accusations.
A mon frère on dit que : «  Vous n’avez pas la gueule d’un gendarme ».
Tous mes vêtements avaient été déchirés après m’être beaucoup débattu.
C’est enfin, il faut le savoir, malgré elle la policière MORMIN Lucie et son collègue CLOUET Vincent qui ont porté plainte. Lors de l’audition la fille ne s’est pas du tout exprimée.
Nous avons subi 48 heures de garde à vue sans que les membres de la famille à Trinité ne sachent où nous étions. Ma femme est en France. Notre père décédé, nous étions allés évacuer, malheureusement mal accueillis au « Club ». Nous sommes sortie de la garde à vue le lundi autour de 15H00 avec toutes les séquelles du spectacle de la nuit de 23 au 24 août 2008, une dizaine de policiers nous ont encadrés, dont la policière.
Il faut le savoir, à aucun moment je n’ai entendu : « Police ! Je vous arrête. ».
Nous avons porté plainte qui suit son cours. Il y a donc deux versions qui vont s’affronter, celle de la police soutenue sans réserve par le commandant en chef -un français- et la nôtre.

Affaire donc à suivre.
Le Comité de soutien aux frères LAMIC