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Traite des Blancs, traite des Noirs

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Aspects méconnus et conséquences actuelles.

Depuis quelques années, une production foisonnante de travaux, universitaires ou non, répète avec insistance que la traite négrière transatlantique eut lieu parce que les Africains pratiquant l’esclavage de longue date, avaient la fâcheuse habitude de se vendre les uns les autres.
Pour prouver la validité de ce postulat, on nous rappelle qu’à partir du VIIe siècle une certaine Afrique était devenue pourvoyeuse d’esclaves exportés vers les pays musulmans. Ce postulat a la vie longue parce qu’il sert à renforcer le sentiment d’une supériorité morale des Européens dont le corollaire est l’infériorité morale des Africains. Mais une approche plus respectueuse de la vérité nous apprend que les Européens, loin d’avoir mis fin au commerce des esclaves après l’antiquité, ont continué à se vendre les uns les autres. A partir du VIIIe siècle, et jusqu’à la fin du Moyen Age, une certaine Europe était elle aussi, pourvoyeuse d’esclaves exportés vers les pays musulmans : des Européens étaient vendus par d’autres Européens aux marchands trafiquants d’esclaves. En Europe et en Afrique, à la même époque, fonctionnaient quelques centres de castration contrôlés par des commerçants spécialisés dans la « fabrication d’eunuques », une marchandise très prisée alors dans le monde arabo-musulman.

Ces faits et leurs conséquences sont généralement ignorés (sauf de quelques rares spécialistes), car aucune mention n’en est faite dans les manuels d’enseignement. Or, d’une histoire tronquée on ne peut tirer que des idées faussées. Cet ouvrage comble une importante lacune.

Collection Etudes africaines
24 euros
242 pages
ISBN : 978-2-296-06443-0

Rosa Amelia Plumelle-Uribe est l’auteure de l’ouvrage La férocité blanche : des non-Blancs aux non-Aryens publié en 2001 chez Albin Michel. Elle a aussi participé à plusieurs colloques internationaux portant sur l’esclavage, les traites des esclaves et la domination coloniale.
Dans le texte qui suit, elle donne une réplique (qui n’a pas été publiée) à Pierre NORA, à propos d’une tribune que celui-ci a écrit dans le journal LE MONDE :

Deux siècles après l’abolition de la traite des Noirs transatlantique, l’histoire de ce crime contre l’humanité demeure prisonnière d’une vision partisane de ceux qui, dans les anciennes puissances esclavagistes, décrètent quels sujets méritent recherche et quelle serait la seule approche scientifiquement valable. Cependant, suivant les dernières nouvelles, il semble que Monsieur Pierre Nora serait devenu un ardent défenseur de la libération de l’histoire. A ce titre, j’eusse aimé bénéficier de son soutien pour faire publier un ouvrage qui est une contribution au rétablissement de la vérité et par là, à la libération d’une histoire où la voix des principaux concernés - les vaincus - demeure inaudible.

Malgré le refus, parfois poli, souvent méprisant, des éditeurs français, il y eut néanmoins un éditeur ayant osé rompre ce qui, tout compte fait, relève de la censure intellectuelle. Grâce à quoi, l’ouvrage Traite des Blancs, Traites des Noirs, vient de sortir et il doit combler une lacune aussi vieille qu’importante concernant un chapitre incontournable de l’histoire européenne dont la France.

Je vous envoie donc, en pièce jointe, une présentation de l’ouvrage, au cas où votre journal ou Monsieur Nora voudrait bien laisser entendre une autre voix qui, par la force des choses risque de ne pas être tout à fait consensuelle.

Cordialement,
Rosa Amelia


TABLE DES MATIÈRES

AVERTISSEMENT
INTRODUCTION

- "Constatations préliminaires"

CHAPITRE I
"Les esclaves européens : les routes, les eunuques, les marchands et les marchés"

- Traite des esclaves
- Querelles et rivalités pour le contrôle de la traite des esclaves
- Les effets de la domination arabo-musulmane

CHAPITRE II
"L’Afrique noire avant le 16e siècle"

- Considérations générales
- Le commerce international avec l’Asie
- La pénétration de l’Islam en Afrique noire orientale et centrale
- Les femmes et l’esclavage en pays musulmans
- Les empires d’Afrique occidentale

CHAPITRE III
"L’Europe et l’Afrique noire"

- Hospitalité et liaisons dangereuses
- Résistance
- Un continent assailli de tous côtés
- Une destruction continue

CHAPITRE IV
"Europe et Amérique"

- Au nom de la civilisation
- La christianisation en Amérique
- Participation de la Suisse au génocide africain
- Américain
- Autres participants

CHAPITRE V
"Toutes les traites n’ont pas eu les mêmes conséquences"

- Crime contre l’humanité
- Spécificités de l’esclavage dans l’univers concentrationnaire d’Amérique
- Conséquences de la racialisation de l’esclavage
- Le poids très lourd du passé sur l’avenir... des victimes
- La honte de
- Malgré la honte
- Les réparations
- Dans l’ancien univers concentrationnaire d’Amérique
- Un argument exceptionnel

CHAPITRE VI
"Les Africains d’après la version consacrée par les Européens"

- Le prix de l’enrichissement européen
- Une explication insuffisante
- La complicité des victimes

CHAPITRE VII
"L’art de faire avorter et l’Indépendance et la Démocratie dans les anciennes colonies"

- Jusqu’au 2Oème Siècle
- L’espérance d’un peuple
- Et l’Histoire se répète
- A nouveau résistance et trahisons
- Jusqu’à nos jours
- Des spécialistes chercheurs qui ne savent pas
- Un homme intègre
- A qui profitent les richesses des Africains ?

CHAPITRE VIII
"Les aspects positifs d’un crime contre l’Humanité"

- Une entreprise planétaire aux conséquences centenaires
- Une incohérence insoutenable
- Les nostalgiques du colonialisme
- Le poids des mots
- Qui parle de repentance ?
- L’Occident et la misère du monde

CONCLUSION
Remerciements
BIBLIOGRAPHIE
INDEX