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Le Béliya est un rythme lié au travail, appelé parfois djanbèl. C’est un rythme qui s’est développé sur les abattis. Le Béliya symbolise donc les travaux ayant traits à des tâches comme semer, sabrer, arracher, couper, fouiller, planter ou encore récolter les fruits engendrés par le travail de la terre. Ce rythme s’est donc ancré au travers des mayouri (travaux collectifs).
La danse qui y est associée reproduit en quelque sorte les gestes ou différentes actions qu’exécutent les travailleurs dans les champs (sabrer, semer, sarcler, piquer, fouiller...). Elle se danse non pas en tenue d’apparat mais en tenue de travail. Le Béliya privilégie les gestes semi circulaires.
Le Béliya est ainsi une danse bien rythmée et énergique. On retrouve pour ce rythme la configuration des tibwa, tanbou foulé, tanbou koupé et tanbou plonbé (tanbou dévidé), pour exécuter la partition. Les chansons qui sont liées au Béliya font aussi allusion à tout ce qui àtrait au travail dans les champs et aux mayouri.
L’accompagnement du Béliya, comme pour les autres rythmes créoles guyanais, est exécuté par le "tambour maître", le tanbou foulé. On y adjoint un tanbou dévidé (plonbé) pour donner encore plus de basse et le tanbou koupé s’occupe bien évidemment des improvisations. Là encore, les tibwa servent de métronome.
Le foulé du Béliya est exécuté en 6 notes, soit la succession de 3 notes graves et 3 notes aigues.
Un exemple de Béliya avec le groupe Gabi Edmé :
Voir aussi :
Un soir de Kasékò chez Sérotte
Chants et danses traditionnels avec le groupe MUSANDA
Les rythmes traditionnels (créoles) guyanais
Le Grajé de Guyane
Rythme traditionnel créole guyanais : le Grajé
La soirée grajé des Ansyens de Kourou
Soirée Konvwé samedi 30 Avril 2011 avec le Groupe folklorique culturel TCHÒ KONTRÉ
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