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Conférence de presse du MDES suite à l’actualité foncière.
Mesdames et messieurs de la presse bonjour.
Le MDES vous a conviés à cette conférence de presse afin de vous communiquer sa position sur le fond de la question foncière à la lumière des derniers évènements et positionnements des services de l’Etat et de certaines collectivités.
Tout d’abord, le MDES rappelle que les guyanais sont légitimes à occuper l’ensemble de leur territoire et que par conséquent, la notion dite légale de « domaine privé de l’Etat » ne confère aucune légitimité historique, culturelle et politique aux institutions de l’état français.
L’Etat français est le premier occupant sans titre sur le territoire guyanais, suivi du centre spatial européen.
L’Etat a réalisé un hold-up sur le foncier guyanais (appropriation des terres guyanaises par le décret du 15 novembre 1898), suivi d’autres faits tout aussi autoritaires, avec des situations complètement surréalistes : expropriation des amérindiens de l’Ilet Portal à St-Laurent, des malmanouriens, etc..
En effet, les positions et actes des services tels que l’ONF, la DAF, etc… qui consistent à interdire aux amérindiens, bushinengués et créoles de pratiquer l’abattis et d’occuper les terres pour leurs activités sylvicoles sont une violation manifeste des fondements historiques et constitutifs de la société guyanaise.
A ce titre, le MDES exige l’arrêt immédiat des expropriations qui se profilent à nouveau sur l’ensemble du territoire comme c’est déjà le cas pour les habitants du village amérindien l’Espérance de Saint-Georges, de certains agriculteurs et autres pluriactifs.
Le MDES observe par ailleurs une offensive médiatique des services de l’Etat qui tentent d’imposer le point de vue que c’est l’Etat qui serait la victime. Mais où sommes nous ????
C’est le Monde à l’envers, quelle nouvelle imposture !! Ceux là même qui nous ont expropriés, qui nous ont massacrés, qui nous spolient encore de nos jours justifient des pressions judiciaires envers nos compatriotes, pour récupérer des terres qu’ils nous ont volées.
RIEN, ne peut arrêter le processus historique de reconquête de nos terres. C’est le point d’appui de notre assise identitaire et politique. C’est une question de survie pour notre peuple dans le concert des civilisations.
Le MDES apporte donc son soutien à la lutte valeureuse des habitants de notre pays qui ont compris l’importance fondamentale du foncier dans notre construction historique, culturelle, économique et citoyenne.
Le MDES appelle à une amplification de la résistance dans ce domaine comme dans d’autres et à occuper le domaine illégitime de l’état, jusqu’à Un Accord pour une réforme agraire en Guyane ayant comme objectif le transfert du patrimoine foncier de Guyane aux autorités coutumières et aux collectivités locales comme cela s’est fait en Kanaky.
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