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Le Secrétaire Général du Mouvement de Décolonisation et d’Émancipation Sociale, Maurice Pindard, a réagi sur la date de la mise en place de la prochaine collectivité.
Nous vous rappelons que la date normalement prévue par l’état français était : 2012.
Mardi 14 juin 2011, nous apprenions que la date a été reportée en 2014.

Rot Kozé : Maurice Pindard quelles sont vos réactions sur le report de la mise en place de la collectivité unique de Guyane décidé par l’état français ?
Maurice Pindard : Ce report pose encore une fois la question des rapports entre la société Guyanaise et ses élus d’une part et la tutelle française. Sur toutes les questions importantes ce ne sont pas les guyanais qui décident. Les élus guyanais sont convoqués à paris (à leurs frais) pour s’entendre dire la décision des décideurs (les autorités françaises). Ils reviennent en Guyane nous dire ce que le président à dit (ce sont des jako-répète) et exécutent la décision (ce sont des exécuteurs suiveurs).
Ainsi en 2003, alors que tout était prêt pour la consultation des électeurs guyanais, le gouvernement français a refusé de consulter la Guyane (ce sont la Martinique et la Guadeloupe qui avaient été consultées le 7 décembre 2003.
Pour la consultation de 2010, le président de la république décidait de consulter les électeurs sur non pas une mais deux questions à 15 jours d’intervalle, au mépris des textes et de la soi-disant « clarté et loyauté » évoquée en général pour la rédaction des questions posée en referendum.
L’année dernière le président de la France décidait que l’installation de la nouvelle collectivité était urgente. Nos élus nous lancent depuis Paris que la date qu’il a décidé pour nous sera la fin 2012.Celui qui décide lance une procédure parlementaire adéquate, actuellement en cours au sénat et à l’assemblée nationale française, avec comme date butoir pour la mise en place de la Collectivité Fin 2012.
Aujourd’hui, pour des raisons que lui seul connait, il décide que ce sera 2014, et les élus guyanais, en l’occurrence le président du Conseil Régional, sont encore convoqués pour se l’entendre dire et nous répéter : « le président à dit que finalement c’est pour 2014 ».
Ce sont des rapports coloniaux entre le maitre et ses sujets.
Rot Kozé : Ce report peut-il être profitable pour votre mouvement ?

Maurice PINDARD : Plus « Guyane 73 » reste au pouvoir, plus ils montrent à la population que le système 73 n’est pas bon ! Ils ont déjà demandé 3 dérogations-habilitations. Et ils vont devoir attendre que le président de la France décide s’il va soumettre le cas au parlement français qui décidera à son tour pour savoir s’il autorise pour la Guyane une dérogation, laquelle, dans quels termes, avec quel encadrement et pour combien de temps !!
En 2014, la population qui a voté pour Guyane 73 à la Région risque de leur demander de « dégager », souhaitons que ce ne soit pas à la mode Tunisienne !!
Pour le MDES, 73 ou 74, 2012 ou 2014, l’essentiel c’est d’avancer dans le chemin de l’émancipation. Prendre conscience, revendiquer, s’organiser, manifester, s’opposer. Le salut de notre peuple est dans sa capacité à s’organiser. Notre rôle est d’y contribuer quel que soit l’article ou la date de la consultation.
Rot kozé : Merci Maurice PINDARD.
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