|
Notez cet article :
Ròt Kozé n° 128 (Janvier/Février 2002)
Quelques mois après les attentats du 11 septembre 2001 aux États Unis, la vérité est toujours aussi diffuse. Malgré la cabale médiatique organisée par les américains et leurs superstructures contre le groupe Al Qaïda, en particulier contre ses leaders, le saoudien Oussama Ben Loden et le mollah Omar, des zones d’ombre viennent obscurcir la belle argumentation américaine.
Notamment, lors de la diffusion de la cassette vidéo où Ben Laden reconnaissait publiquement sa responsabilité concernant ces attentats. Ce film pose un problème, car le leader du groupe AI Qaïda a toujours nié les attentats du 11 septembre. De plus, Taliban et Wahhabite interdisent l’usage de la photographie et de la caméra à des fins d’agréments. Par ailleurs, dans cette vidéo il reconnaît le crash sur le Pentagone, or il est reconnu, aujourd’hui, que les américains ont maquillé la vérité. L’impact qu’a connu la structure du Pentagone n’a pu être fait par un avion mais par un camion piégé. Le bâtiment a été touché uniquement au rez-de-chaussée, une hypothèse impossible vue le gabarit, la vitesse de l’avion. Le jour du crash les journalistes ont été écartés, la boite noire de l’avion a été retrouvée quatre jours plus tard, les victimes sont toutes des civils travaillant dans le secteur de la défense...
Des questions restent toujours en suspens, Ben Laden ne peut être le seul responsable des délits d’initié car ses comptes bancaires sont bloqués depuis 1998 lorsqu’il est devenu l’ennemi public n°1 des américains. Rien non plus sur la complicité des services secrets américains concernant l’accès au code secret d’Air Force One, de la Maison Blanche et de divers services de sécurité.
Paradoxalement, l’ennemi public n°1 des États Unis a été opéré en juillet 2001 à l’hôpital américain de Dubaï, de plus, un de ses collaborateurs fut reçu, dans la même période, au Département d’Etat à Washington.
Malgré toutes ces incohérences, les américains ,et leurs alliés n’ont pas hésité à bombarder allégrement pendant quatre mois l’Afghanistan sous le prétexte que ce pays était la base armée du groupe AI Qaïda. Ils ont expérimenté sur le territoire afghan toute leur "quincaillerie" en passant par la bombe classique à celle dite intelligente. Les américains ont aussi utilisé des bombes à fragmentations, cette dernière la CBU-87 renferme 200 petites bombes BLU-97, qui à leur tour libèrent chacune trois cents engins explosifs de la taille d’une canette de bière. Une CBU-87 est capable de nettoyer la surface d’une douzaine de terrain de football américain. Généralement, 10% de ces engins lâchés en grappe n’explosent pas au sol, ils deviennent alors, des mines anti-véhicules et anti-personnelles. Pourtant cette catégorie est interdite par traité international. Edifiant !
Le secrétaire à la défense américaine Donald Rumsfeld déclarait en octobre 2001 que Ben Laden travaillait sur des satellites, des bombes atomiques, des armes biologiques et chimiques. Après la reddition des talibans, on a pu constater qu’il n’y avait aucune capacité de production intérieure, toutes les armes venaient de l’extérieur. Une désinformation machiavélique.
La destruction d’un pays pour récupérer un homme, ce leitmotiv est inconcevable. Les Etats Unis et leurs alliés poursuivent d’autres desseins. La guerre du Golfe surnommée « tempête du désert » était liée directement avec le contrôle par les américains du pétrole du Golfe persique. L’opération "liberté immuable" en Afghanistan est liée indirectement avec les richesses énergétiques. En effet, l’Afghanistan ne possède pas de richesse pétrolière mais ses voisins en possèdent (le Turkménistan, l’Ouzbékistan). Le transport des hydrocarbures de l’Asie centrale par oléoduc/gazoduc vers le Pakistan via l’Afghanistan en évitant la Russie et l’Iran est possible mais il faut que la région soit stable politiquement, les américains et leurs alliés s’y emploient ardemment. Car des compagnies américaines Unocal, saoudienne Delta, argentine Bridas ont déjà investi massivement pour évacuer par une liaison directe les hydrocarbures d’Asie centrale.
C’est dans cet objectif, que le régime taliban de l’Afghanistan, hostile à tout projet d’oléoduc/gazoduc, devait être renversé. II suffisait de trouver le motif international pour envahir ce pays.
Le 5 décembre 2001 à Bonn, un nouveau gouvernement afghan a vu le jour sous l’égide des Nations Unies. Un gouvernement intérimaire dirigé par Hamid Karzaï, un musulman modéré et anglophone proche des américains. Ce gouvernement à six mois pour mettre en place un conseil des sages (Loya jirga) afin de réaliser les élections démocratiques dans ce pays. Le sommet de Bonn n’a fait que concrétiser la réalité sur le terrain, les ministères de la défense, des affaires étrangères et de l’intérieur ont été attribués aux responsables de l’alliance du nord. L’ONU espère éviter la guerre civile en mettant à la tête de ce gouvernement multiethnique Hamid Karzaï, un pachtoune, afin que l’ethnie majoritaire pro-taliban soit représentée. La présence militaire américaine est présente aussi. Après accord du nouveau gouvernement qui ne peut faire autrement, 5000 soldats devront être déployés pendant six mois à Kaboul et ses environs. Cette force appelée Force Internationale d’Assistance pour la sécurité (ISAF) est dirigé pour trois mois par l’Angleterre mais sous l’autorité américaine.
Ainsi en trois mois, le gouvernement Bush, avec l’appui des grandes puissances de ce monde, a renversé le gouvernement taliban en Afghanistan en bombardant intensivement ce pays. Ils ont mis en place un gouvernement sur mesure qui n’ira pas à l’encontre des intérêts américains mais qui n’améliorera pas les conditions de vie du peuple afghan.
Qui sera le suivant dans la politique expansionniste des américains ?
|