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Ce que disait le MDES durant la campagne électorale pour la collectivité régionale se précise. Les gens de « Guyane 73 » font peut-être de la politique, mais ils sont surtout là pour défendre leurs intérêts.

Ce qui se fait à la commission financière de la collectivité régionale, gérée par Alexandre Rodolphe, est indigne d’une équipe à qui le peuple a fait confiance afin de faire progresser les affaires du pays.
Concrètement voilà ce qui se passe :
Il y a une commission économique qui traite les dossiers de demande d’aide financière à la collectivité régionale. La commission permanente est là pour prendre la décision après l’étude du dossier.
Parmi les membres de la commission permanente faisant parti de la majorité il y a ceux et celles qui ont des affaires, des entreprises.
Si lors de l’étude d’un dossier par la commission économique un membre de la collectivité régionale a un rapport avec le dit dossier, il doit se retirer de la réunion afin d’éviter ce que l’on appelle « prise illégale d’intérêts » et surtout pour l’éthique politique.
Par exemple, lors d’un dossier concernant la mairie de Saint-Georges qui demandait une aide de mille euros (1000€), le maire avait du quitter la salle sur ordre du président de la collectivité qui lui expliqua que le dossier examiné concernait sa commune. Et c’est sans la présence du maire que la décision fut prise.
Décision normale même si la municipalité de Saint-Georges n’appartient pas au maire.
Par contre ce qui s’est passé tout de suite après lors de l’étude du dossier d’un certain orpailleur pour l’achat de matériels ne s’est pas du tout déroulé avec la même logique. Surtout que dans le dossier de cet orpailleur était précisé l’achat de matériels dans un commerce de vente spécialisé dans le secteur.
Madame OSTORERO, élue de Guyane 73, fait donc partie de la majorité au conseil régional. Elle est aussi la patronne de ce commerce de vente de matériels d’orpaillage. La logique, bien plus que pour l’élue de la collectivité municipale de Saint-Georges, aurait été qu’elle quittât la salle pendant l’étude du dossier de cet orpailleur qui faisait une demande d’aide à la collectivité régionale.
Cette fameuse logique a été balancée dans la rivière de la Comté !
Car, avec l’accord de Rodolphe ALEXANDRE responsable de Guyane 73 et président de la collectivité régionale, et malgré les remarques de l’opposition, Madame OSTORERO assistera et plaidera bien sûr en faveur du dossier.
Ce n’est pas du tout normal. Quelle est la raison de cette complicité du président de région ?
Alors que cette responsable de commerce était intéressée à ce dossier, car elle savait que son chiffre d’affaire était concerné ! Cet orpailleur ferait ses achats dans son commerce s’il recevait l’aide financière de la région !
Il y a dans ce cas là : une prise illégale d’intérêt.
Guyanais, Guyanaises « koté nou ka alé », l’équipe en place pour gérer la collectivité régionale de la Guyane pense d’abord à défendre ses intérêts avant de faire avancer le pays.
Vous aurez certainement l’occasion de sanctionner cette façon de faire indigne.
Peuple de Guyane, comprenez un peu plus pourquoi tous ceux et toutes celles absents lors du congrès ne voyaient pas l’intérêt de parler des vrais problèmes du pays.
Ce genre d’attitude n’est pas du tout anodin, c’est la traduction d’une stratégie mise en place par des gens qui sont arrivés à la tête de la collectivité régionale et qui ne sont pas venus défendre les intérêts du pays.
Il existe des élus prêts pour la lutte en faveur de la Guyane, faites leur confiance lors de la prochaine élection.
Yopoto
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