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Ròt Kozé n° 128 (Janvier/Février 2002)
Commençons par être rigoureux en citant un article de loi, le 25e de la Loi d’orientation pour l’Outre-Mer :
"Les agences d’insertion exercent les missions dévolues aux commissions locales d’insertion. Les contrats d’insertion sont signés par le directeur de l’agence ou son représentant par délégation, y compris dans les services publics ou organismes conventionnés à cet effet. Le programme local d’insertion est élaboré par l’agence d’insertion en partenariat avec la commune ou le groupement de communes concerné, et en cohérence avec le plan départemental d’insertion. Ce programme local est approuvé par le conseil municipal ou l’organe délibérant du groupement de communes, et signé par le maire ou le président du groupement, et par le directeur de l’agence d’insertion."
A la lecture de ces lignes, vous ne verrez, chers lecteurs, aucune objection, au contraire, quand on connaît la situation dégradée de notre société, quand on sait que la précarité touche nos jeunes et que ceux-ci représentent plus de la moitié de notre population. II est vrai qu’on pourrait s’interroger sur l’efficacité d’une politique appliquant aux problèmes de l’emploi un traitement social.
Mais ce n’est pas l’objet de ce "ti kozman" : Si vous connaissez la situation de l’ADI et de sa direction, qui d’ailleurs aurait dû être renouvelée en début d’année (plus loin nous vous évoquerons les raisons), vous imaginez facilement l’engrenage, le système auquel le public visé est assujetti. Vous comprendrez mieux pourquoi des jeunes attendent un déblocage de leur situation pour, enfin, s’insérer alors que dans certains cas ils répondent aux critères d’éligibilité du contrat d’insertion.
Le directeur est juge et parti, puisqu’il est l’adjoint au Maire de la Mairie de Cayenne. Ce système s’est vite transformé en machine électorale par chantage social auprès des jeunes et du public défavorisé. D’où le titre "arrondi" qui signifie "manœuvre finale d’atterrissage permettant d’amener l’avion au sol", un terme technique de l’aviation que l’intéressé reconnaîtra, mais significatif des procédés électoraux voilà pourquoi l’avion PSG s’en sort toujours bien lors d’élections et obtient autant de suffrages.
A en croire le personnel de cet organisme, des contrats sont sur la table depuis plusieurs mois tandis que d’autres passent et sont signés. De plus, dans le France Guyane du 21 décembre 2001, une partie du personnel de l’ADI fustige sa direction : " Nous ne voulons pas du renouvellement de la direction actuelle... état de dysfonctionnements imputés à la direction, les délais de paiement des prestataires sont excessivement long ... des conventions pas réglées ... un projet d’hébergement provisoire présenté par le Maire de Saint-Laurent et refusé par le Directeur... il y a un outil (comprenez l’ADI) mais il n’est pas utilisé. Au lieu de mettre des passerelles, il y a désinsertion ..." : fin de citation.
Vous comprenez mieux pourquoi les délais sont longs ; vous comprendrez aussi pourquoi le directeur rejette le projet pour Saint-Laurent, puisque le Maire de Saint-Laurent du Maroni avait à l’époque précipitée la sortie du Directeur Général de la Région, aujourd’hui à l’ADI ; vous comprenez mieux aussi pourquoi le Maire de Matoury crée sa MISE (Maison d’Insertion, de Solidarité et de l’Emploi), un outil d’insertion des jeunes par l’emploi (la mission normalement de l’ADI) avec des permanences de la Boutique de Gestion, de l’Assedic, de l’AME et de la mission locale, normal puisque le Directeur de l’ADI rejette aussi les projets de Matoury par convenance politique et personnelle. Incompétence, Dysfonctionnement, Considérations politiciennes alors que l’ADI a pour mission de favoriser l’emploi, l’insertion et les activités économiques.
Quel avenir pour notre jeunesse ? Et quel avenir pour la future SEM d’Air Guyane, puisque l’on a prolongé le contrat du Directeur en attendant sa nomination à la Direction de cette SEM constituée principalement par la Région. Nomination qu’il construit grâce à ses appuis locaux (PSG) mais aussi ministériel (ami de Marc VIZY, conseiller au Secrétariat de l’Outre-mer et ex-conseiller de Jospin). D’ailleurs, on se demande bien comment se préparent les rencontres de Christian PAUL avec la Délégation Guyanaise sur le dossier de la question sur l’avenir de la Guyane quand il y a un conseiller si bien informé par un membre participant aux réunions préparatoires de la Délégation.
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