|
Notez cet article :
Dans la nuit du 15 au 16 mai 2011 à quarante kilomètre à peine de Saint-Laurent, il y a eu six morts et cinq blessés dans ce qui semble être un acte à ajouter dans le dossier de l’insécurité.
Rendons hommage tout de même aux parents, amis, des disparus quels qu’ils soient.
Mais voyons maintenant cet accident sous un autre angle.
Le temps pour que les services responsables soient avertis de l’accident, le temps qu’ils se rendent sur place à quarante kilomètres de la sous-préfecture de la Guyane et le temps de revenir des lieux de l’accident : plus d’une demi-journée.
Bien !
Nous avons un barrage à Bélizon, un autre à Iracoubo, des renforts sur Saint Laurent, des bataillons pour le plan Harpie, je ne sais combien, tout cela pour veiller en principe à la sécurité du pays.
Alors comment se fait-il que des individus circulent librement sur les routes de Guyane et bien évidemment sur celle de Paul Isnard qui on le sait, est très fréquentée par les orpailleurs clandestins qui viennent piller la richesse du pays.
Les autorités parlent d’un braquage. Comme si des clandestins viennent piller d’autres clandestins avec des moyens du grand banditisme dans la périphérie de Saint-Laurent ! Dans quelle situation se trouve-t-on aujourd’hui ?
Bon !
Et si c’était une famille guyanaise qui avait connu ce cauchemar, qu’aurait-on fait ?
Et pourquoi ne le faisons nous pas ? La vie des 6 morts aurait moins de poids parce qu’ils seraient clandestins ? Aucune émotion, aucun recueillement, des chiens morts sur la route ???
Et puis,
La même question depuis longtemps : comment expliquer que des fusées partent pour se rendre à des milliers de kilomètres en moins d’une heure et que dans le même pays d’où elles sont lancées nous mettions plus d’une demi journée pour nous rendre à quarante kilomètre d’une grande ville où s’est passé ce grave accident ? Faut-il rappeler que les communications téléphoniques ne passent pas sur la route entre Sinnamary et Kourou, Villes spéciales ! Faut-il relayer les multiples demandes des sapeurs pompiers pour un hélicoptère, (tous les vrais départements français en ont, la Corse en a deux…).
Guyane, Tiers monde, quart monde, colonie française où la Doctrine de l’Etat français est le non- développement, le maintien sous cloche, l’utilisation unilatérale et sans réciprocité, le génocide par substitution, l’utilisation du désordre social pour justifier la présence militaire et la domestication des résidents par l’assimilation, l’aliénation et la répétition d’acte de sujétion ( nous obliger à baisser la tête devant la République blanche et armée, à Iracoubo et Bélizon).
Quoi ?
Mois de la commémoration de l’abolition de l’esclavage, à St Laurent ?? Ah, bon ...Un ancien me disait l’autre jour qu’ils avaient aboli l’esclavage mais qu’ils n’avaient pas donné la liberté !
Va comprendre !
|