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Durant trois jours, du 04 mai au 06 mai 2011, l’UTG par l’intermédiaire du CREOG proposait une formation syndicale à la maison des quartiers de la Culture. Celle-ci était animée par Maurice PINDARD, toujours dans la lutte pour l’émancipation des travailleurs guyanais.
Plusieurs modules étaient au programme de ces trois journées de formation :
L’exploitation capitaliste
Le matérialisme dialectique
Le droit syndical en général et particulièrement dans la fonction publique
Une dizaine de militant UTG représentant le CHOG, la mairie de Saint-Laurent, le conseil général ont suivi cette formation.
Nous avons demandé à Maurice PINDARD quel était le but recherché avec cette formation syndicale, plutôt rare, dans l’Ouest de la Guyane.
M.P : Il y a un temps, que j’ai connu, dans les années 80, l’UTG était très forte à St Laurent. Il y avait une Union Locale qui regroupait les syndicats UTG de toute la région de Mana-StLaurent – Apatou. Il y avait de la formation et des luttes syndicales.
Dans les années 60, l’UTG était aussi présente dans cette région. L’on se souvient que c’est à St Laurent que l’Union Départementale CGT de Guyane prend la décision de se transformer en Union des Travailleurs Guyanais (UTG), en 1965.
De nos jours l’Union Locale n’existe plus, les travailleurs ne sont pas syndiqués ou très peu. Ceux qui le sont ne se manifestent presque pas, sauf exception. Le premier Mai n’était plus organisé. Nous l’avons repris depuis 2009 (cette année il n’y a pas eu de défilé).
Plusieurs salariés posent la question, certains souhaitent que le syndicat redevienne ce qu’il était. Des situations d’exploitation et d’oppression se multiplient dans la région.
Des tentatives ont eu lieu, un peu téléportées depuis Cayenne, sans grands résultats.
Avec une poignée de camarade, nous avons décidé de commencer à reconstruire la maison par le bas, et d’abord les fondations, la FORMATION.
C’est ainsi que prend corps, petit à petit, depuis quelques mois, la volonté des militants.
Nous espérons réussir notre mission en prenant le temps qu’il faudra.
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