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Conseil Général : Désert convalescent, Prévot en maître, Roumillac en campagne

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Dans la dernière parution de Ròt Kozé, nous faisions état des difficultés de la nouvelle majorité du Conseil Général à se mettre en place. Les choses n’ont pas beaucoup évolué.

Le Président Désert a été absent durant quelques semaines pour cause de soins en France. Pour les raisons que nous avions cité dans notre article précédent, cette vacance à la tête de l’exécutif du Département a encore ralenti les affaires.

Prévot, premier vice-président en a profité pour asseoir son style à l’emporte pièce, faisant fi de l’existence des autres élus, y compris dans sa majorité. Déjà, certains à l’Ouest se plaignent de son comportement dictatorial. Le Conseil Général n’est pas une étude de notaire...

Nous avions dénoncé le coup d’état qui avait consisté à basculer nombre de prérogatives de l’assemblée plénière du Conseil Général au profit de la commission permanente. Cette manœuvre s’est retournée contre ses instigateurs paralysant le fonctionnement de la commission d’appel d’offres et par conséquent, celui des entreprises.

Ce n’est que le 8 juin que cette commission est convoquée pour la première fois alors que le président est élu depuis le 4 avril et les commissions mises en place depuis le 21 avril.
Hormis les rappels sur la ponctualité des agents et les responsabilités de chefs de service, sur lesquels il n’y a rien à dire, cette nouvelle majorité n’affiche aucune ambition politique, ne propose pas d’orientation, encore moins un véritable projet.
Combien de temps cela va t-il durer ?

Roumillac, à la suite de ses déclarations sur sa démission de la région s’est bien gardé de le faire. Le délai d’un mois court à partir de la décision du Conseil d’Etat sur les recours qui ont été faits sur le résultat des élections régionales.
N’empêche qu’il est déjà en campagne, organisant ici et là des réunions pour préparer sa future élection au Conseil Général. Il a senti le souffle du boulet puisque la liste UMP sur laquelle il figurait arrive en troisième position à Matoury.

Il y a matière à le faire douter et même si une élection n’est jamais semblable à une autre, matière à le faire échouer.