Si le grajé m’était conté...
Musique traditionnelle créole de la Guyane, véhicule de coutumes persistantes, cadre sonore des soirées animées d’antan où les femmes rivalisaient de beauté et de prestance et les hommes de force et d’adresse quand ils dansaient et battaient les tambours autour du feu.
Qu’elle est l’essence de cette tradition ancienne et pourtant bien vivante ? Les chants coutumiers transmis depuis des générations, les pas glissés des danseurs sur le sol,le rythme lent propre à cette (...)
Il existe un pays où, depuis son palais, le chef de l’Etat recrute librement des mercenaires et pilote des guerres civiles sur un autre continent.
Ce livre donne des noms, des dates, des témoignages.
Il existe un pays qui attise les conflits ethniques et déverse des armes sur des régions à feu et à sang, pour rester maître du seul vrai pouvoir : l’argent.
Ce livre raconte ces crimes sans tribunal.
Il existe un pays qui, pour défendre ses intérêts, autorise ses services spéciaux à s’allier, en (...)
Depuis le Code Noir (1685), rares sont les intellectuels ou dirigeants français qui ont remis en question le socle raciste sur lequel repose le regard français sur "les noirs", africains ou antillais.
Les récentes saillies négrophobes d’Hélène Carrère d’Encausse, Alain Finkelkraut ou Nicolas Sarkozy ne sont pas de malheureux dérapages mais la continuité désolante de préjugés nourris depuis quatre siècles.
Qui, en France, sait que Saint-Simon, Bossuet, Montesquieu ou Voltaire ont commis, sur ces (...)
Aspects méconnus et conséquences actuelles.
Depuis quelques années, une production foisonnante de travaux, universitaires ou non, répète avec insistance que la traite négrière transatlantique eut lieu parce que les Africains pratiquant l’esclavage de longue date, avaient la fâcheuse habitude de se vendre les uns les autres.
Pour prouver la validité de ce postulat, on nous rappelle qu’à partir du VIIe siècle une certaine Afrique était devenue pourvoyeuse d’esclaves exportés vers les pays musulmans. Ce (...)
« J’ai entrepris cet inventaire de la condition du colonisé d’abord pour me comprendre moi-même et identifier ma place au milieu des autres hommes.
Ce que j’avais décrit était le lot d’une multitude d’hommes à travers le monde. Je découvrais du même coup, en somme, que tous les colonisés se ressemblaient ; je devais constater par la suite que tous les opprimés se ressemblaient en quelque mesure. »
Et Sartre d’écrire :
« Cet ouvrage sobre et clair se range parmi "les géométries passionées" : son (...)