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Où est donc passé BABY DOC ?

mardi 14 mars 2006

AHURISSANT
Les 16 et 17 février 2005 s’est déroulé à Paramaribo la seizième intersession des chefs d’Etats du CARICOM, remarquablement organisée par nos voisins Surinamiens.
Nous apprenons par voie de presse que la France tente d’organiser une réunion internationale dans notre pays sur la question haïtienne, pour notamment essayer de faire reconnaître par les pays de la région, le coup d’état orchestré par Paris et les Etats-Unis, mettant prématurément un terme au mandat d’un président élu au suffrage universel.
Depuis près d’un an nous assistons aux gesticulations de la diplomatie française pour justifier cette intervention inique et barbare. Les 18 et 19 mars prochains il est prévu d’établir un nouveau calendrier électoral et de modifier la constitution haïtienne pour empêcher la candidature du président légal et légitime d’HAÏTI qui aujourd’hui bénéficie de la résurgence de la diplomatie Africaine.

MARRONNAGE DIPLOMATIQUE
En témoigne le soutien quasi unanime des Etats de la Caraïbe, notamment l’axe des poids lourds Jamaïque - Trinidad et Tobago ainsi que du soutien du gouvernement Sud Africain avec un engagement personnel de Thabo M’BEKI digne successeur de Nelson MANDELA.
Malgré les rappels à l’ordre de « l’occident » ils se sont extirpés de l’obligation de suivisme pour faire valoir le droit à l’expression diplomatique de l’AFRIQUE continentale ou/et celle de la « DIASPORA ». Malgré les fortes pressions franco-étasunienne, la Jamaïque résiste, le CARICOM rappelle la règle de droit, et il suspend HAÏTI du processus d’intégration à la communauté d’états, l’Afrique du Sud reconnaît en HAÏTI, une Nation africaine extracontinentale et soutient sans équivoque la souveraineté du peuple haïtien.

CYNIQUE
Le comportement de la France, depuis toujours envers le peuple africain d’Haïti, vainqueur des troupes de NAPOLEON chargé de rétablir l’esclavage. La victime la plus célèbre étant Toussaint LOUVERTURE déporté et emprisonné jusqu’à sa mort dans les geôles françaises, en plus du sang versé HAÏTI a du payer pour conquérir sa liberté.
La première république où tous les hommes naissent libres et égaux devant la loi, a du également s’acquitter d’une somme de plus de 150 millions de francs OR à l’ancienne puissance coloniale, la France, pour bénéficier de la reconnaissance internationale de son indépendance. Deux siècles après son paiement intégral, l’Etat Haïtien a posé la question du remboursement de la dette d’indépendance.
Pour seule réponse son chef d’Etat légal fut contraint à l’exil, l’année ou dans la liesse le peuple haïtien souhaité fêter la liberté retrouvée.

Dans le même temps depuis le 7 février 1986, Jean-Claude DUVALIER tristement célèbre pour ses tontons macoutes et sa présidence à vie reçue en héritage paternel de François DUVALIER, bénéficie d’un sauf-conduit et coule des jours heureux sur la Cote d’Azur malgré les multiples exactions du régime duvaliériste pendant prés de trente années et les nombreuses plaintes des citoyens haïtiens victimes, réclamant justice en vain.

La France, depuis vingt ans protège « Baby doc » lui évitant de répondre des ses actes devant la justice haïtienne ou internationale.
Il peut jouir en toute quiétude des avoirs détournés du budget de l’état haïtien pendant ses quinze années de règne sans partage avec la bienveillance de la diplomatie française.

Certains interprètent cette attitude comme une revanche consciente ou inconsciente de la déroute des troupes napoléoniennes en HISPAGNOLIA.

ASSOURDISSANT
Le silence des exécutifs des collectivités de GUYANE, tout KAYENN dit qu’une participation de haut rang des collectivités de GUYANE a été assuré au représentant de l’état français, sans prendre par ailleurs connaissance des tenants et aboutissants de cette manœuvre diplomatique. A contrario nos amis du CARICOM, prudent et vigilant envisage une représentation à minima de l’organisation régionale.
Ni le Président en exercice du CARICOM, ni le secrétaire général, monsieur CARRINGTON ne viendront cautionner l’arrogance malsaine de la France vis-à-vis du peuple Haïtien.
Une fois de plus la France souhaite utiliser le territoire de LAGWIYANN comme base extraterritoriale pour justifier comme à ABIDJAN, à LOME, à PORT AU PRINCE ou à KAYENN son incapacité à admettre l’égalité des peuples, de tous les peuples devant la loi.

Une nécessaire réforme de l’Organisation des Nations Unies est urgente pour définitivement en finir avec ces anachronismes.

L’Afrique doit être présente avec droit de veto au conseil de sécurité des nations unies, les instances onusiennes doivent également se mondialiser démocratiquement.

Armand ACHILLE
Mouvement International pour les Réparations

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