vendredi 3 février 2006
Aujourd’hui, 3 février 2006, l’Etat a décidé de mettre en œuvre une politique de répression contre la population de MARIPASOULA.
Ces actions de répression masquent l’incapacité des autorités à trouver des solutions viables face à une situation financière, économique et sociale en dégradation constante, (enclavement, sous-équipement, sous développement, santé, éducation…)
Pour ce qui concerne les élus, le MDES considère que, plutôt que de s’associer à l’Etat dans sa politique répressive, leur rôle est d’être au devant de leurs populations, surtout lorsqu’elles manifestent pour des revendications aussi légitimes, qu’ils sont censés défendre.
Le MDES exprime sa solidarité envers les habitants du haut MARONI qui manifestent légitimement pour réduire le coût de l’enclavement, de l’isolement et du sous-développement qui les pénalisent au quotidien.
Enfin le MDES rappelle : « Nou té ja di zòt sa, sa ki ka fèt, té ké rivé. » En effet, nous assistons à une démission de la classe politique et à sa complicité avec l’Etat dans sa politique de répression coloniale.
LE MDES EXIGE L’ARRÊT DE TOUTE FORME DE REPRESSION ET L’INSTAURATION DU DIALOGUE.
Pour le Bureau,Le Secrétaire à l’Organisation,
F. CANAVY